Rupture ancienne ou récente, Tendinopathie, Peignage, Allongement

TENDON D’ACHILLE

A quoi sert le Le Tendon d’Achille ?
C’est le plus gros et le plus long tendon de l’organisme. Indispensable lors de la marche, il a un effet de propulsion et pour cela il doit être très puissant. Appelé aussi tendon calcanéen, il prolonge le muscle du mollet et s’insère sur le calcanéum. Il «ponte» deux articulations : le genou et la cheville. Il réunit le muscle tricipital au talon.

Qu’est-ce qu’une Rupture du tendon d’Achille ?

1- Qu’est-ce qu’une rupture Récente ?

Elle survient surtout chez le sportif (de haut niveau : athlète, ou sport de loisir, avec un pic entre 30 et 40 ans) et souvent sur un tendon qui souffre déjà d’un processus inflammatoire, douloureux et invalidant qu’est la tendinite achilléenne. Dans ces cas c’est une rupture «de fatigue» par un mécanisme indirect, d’un tendon fragilisé par la sollicitation répétée. Elle survient plus chez les hommes.

C’est quoi un traitement orthopédique de la rupture du TA ?

L’immobilisation, par une botte plâtrée ou en résine, car plus légère, ou une chaussure amovible pendant au moins 2 mois dont une partie en décharge et en position d’équin (3 semaines au moins) suivie d’une mise à l’angle droit et en appui, peut être indiquée, chez des personnes non sportives ou après 50 ans, ou diabétiques. Les résultats ne comportent pas de nécrose cutanée ou de désunion de la plaie ou de sepsis, complications qui grèvent le résultat du traitement chirurgical.

2- Et si la rupture est Ancienne ?

Le diagnostic peut être fait tardivement et au vu du handicap que cela entraîne, peut porter à poser une indication chirurgicale, sauf que la rétraction des berges empêchent une mise bout à bout. Des techniques de greffe ou de transfert de l’aponévrose sont alors proposée la plus connue est celle de Bosworth.




Faut-il opérer une rupture du TA ?

Cela dépend de nombreux facteurs, mais il est en effet possible de procéder de façon chirurgicale :

  • En suturant à ciel ouvert suivie d’immobilisation : il s’agit d’une suture directe avec un fil non résorbable mettant bout à bout les berges du tendon rompu, suivie d’une immobilisation comme un traitement orthopédique avec les mêmes délais pour cicatriser. Dans une variante technique un laçage du plantaire grêle est indiqué. L’inconvénient de la chirurgie est le taux de complication cutanée : nécrose, désunion, mise à nu de la suture, sepsis.
  • Ou à foyer fermé en percutané avec renfort synthétique : Mise en équin, et passage d’un renfort à travers la peau d’un double renfort latéral et médial (Tenolig®), mis en tension et laissé 6 semaines qui met à l’abri le tendon le temps de cicatriser. La solidité du cal tendineux serait de qualité mécanique moindre pour certains auteurs qui signalent des ruptures itératives (une deuxième rupture après réparation) plus nombreuses. Mais si elles sont réalisées par des mains expertes ; le taux de succès serait vraisemblablement plus élevée, ce qui suppose une période d’apprentissage de la méthode plus ou moins long. Surtout si l’indication est réservée aux patients avant 50 ans, sportifs ou très actifs, sans facteur de risque.
  • Ou de façon dite mixte ou un Mix : Mini-invasif avec renfort (proposée par le Suisse M. Assal) : est un compromis entre les 2 techniques : incision cutanée (comme en b) mais de seulement 15 mm pour mettre bout à bout les berges et suturer le tendon suivie de la mise en place d’un double renfort (comme en c). Avec une solidité renforcée et un taux de complications cutanées moindre, cette technique paraît être la meilleure solution.

TERMINOLOGIE


  1. Tendinopathie : souffrance du tendon suite à efforts intenses, entraînant un processus inflammatoire. Appelée aussi Tendinite ou péri-tendinte
  2. Peignage : Processus chirurgical qui consiste à faire des incisions parallèles aux fibres tendineuses et à mettre au repos le tendon pour le pousser à cicatriser ;
  3. Equin : Position de flexion plantaire de la cheville mettant le tendon au repos
  4. Système suro – achilléo - plantaire : Lame tendineuse partant du genou au talon et se terminant aux orteils,
  5. Espace de Kräger : triangle situé entre tendon, bord supérieur calcaneus et peau
  6. Claquage musculaire : équivalent de rupture sié,eant aur l’insertion tendineuse ou plein corps musculaire, signe la fatigue extrême du tendon suite à des sollicitations brutales ou répétitives,
  7. Echographie : examen confirmant la rupture du tendon ou du claquage, en cas de doute, complétée par une IRM plus explicite ;
  8. Suture percutanée : méthode chirurgicale évitant d’ouvrir le foyer de rupture, utilise un renfort mis en place à travers la peau et laissé provisoirement,
  9. Renfort : Tenolig® : utilisée en chirurgie fermée, associé à une immobilisation du tendon peut le géurir,
  10. Maladie de Haglund : formation d’une saillie osseuse sur la tubérosité du calcanéus, douloureuse (point de frottement au rebord de la chaussure, peut être traitée par changement de chaussage et soins locaux et opérée en cas d‘échec du traitement médical conservateur,
  11. Entésopathie :Maladie rhumatismale de l’insertion tendineuse (SA, FLR, Psoriasis)
  12. Fluoroquinolone: famille d’anitbiotiques qui fragilisent et créent des tendinopathies pouvant entraîner des ruptures tendineuses,
  13. Chaussure articulée amovible à fermeture Velcro et à angle de cheville réglable, Walker®, Botimed® ou Maxtrax de Donjoy®